Programme, bandes-annonces et critiques.
        Vendredi 10 Samedi 11 Dimanche 12
Lundi 13 Mardi 14 Mercredi 15 Jeudi 16 Vendredi 17 Samedi 18 Dimanche 19
Lundi 20 Mardi 21 Mercredi 22 Jeudi 23 Vendredi 24 Samedi 25  
 
Vendredi 10 mars 2006

20.00 An American Haunting
de Courtney Solomon
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Jusqu’il y a peu, le cas de la possession de la famille Bell a été ce qui s’est fait de mieux pour trembler dans les chaumières américaines. En 1818, pendant plus de trois ans, John et Lucy Bell ont été les victimes d’un envoûtement, le seul reconnu comme véritable par les instances officielles. Harcelant la famille de bruits divers en 5.1 et s’amusant à tirer la cadette Betsy par les cheveux, tout en l’arrosant copieusement de baffes - pour la plupart amplement méritées, convenons-en - le fantôme de la famille Bell a finalement conduit à la mort du patriarche. Dans un pays possédé depuis 6 ans par un esprit même pas malin, responsable de milliers de morts, capable de lire tous vos e-mails, d’écouter toutes vos conversations téléphoniques et secondé par une horde d’esprits hurleurs sévissant 24h/24 sur Fox News, inutile de dire que cette histoire ne fait plus peur à personne... Bien que...

23.00 An American Haunting
de Courtney Solomon
lire la critique Par Hubert Heyrendt
 
23.00 Arise! The sugbenius movie
de Ivan Stang
Un montage hilarant concocté par l'Eglise Subgenius en l'honneur du sympathique gourou Bob. Comment tout savoir sur les sous-génies, l'humanité et la fin du monde. Plus que rare en Europe, l'occasion de voir ce délire sur grand écran.
Samedi 11 mars 2006

18.00 Silentium
de Wolfgang Murnberger
Lorsqu’on retrouve le corps de Gottlieb Dornhelm, beau-fils du directeur de l’Opéra, et que la police conclut à un suicide, le tout-Salzbourg pousse un soupir de soulagement. C’est que le suicidé ne s’était pas fait que des copains récemment, en publiant un livre où il révélait les sévices qu’il a subi, étant jeune, dans un internat catholique. Persuadée que la police a mené une enquête de complaisance, Konstance Dornhelm engage le détective Simon Brenner pour tenter de découvrir la vérité. En se mettant à trifouiller sous tout ce que la ville de Mozart compte de soutanes et de tutus, Brenner soulèvera quelques vérités qui ne sentent pas forcément très bon.

20.30 The Descent
de Neil Marshall - Lire l'interview
lire la critique Par Alain Lorfèvre
Un an après un accident de voiture dans lequel elle a perdu son mari et sa fille, et qui l’a elle-même laissée plusieurs semaines dans le coma, Sarah retrouve ses copines de sports extrêmes dans les Appalaches, où elles se préparent à faire la descente d’une grotte encore inexplorée. Mais les retrouvailles sont aussi l’occasion de raviver quelques vieux ressentiments, laissés en jachère pendant sa longue absence. En permanence à deux doigts du coup de boule, les jeunes femmes devront pourtant réapprendre à s’entraider pour sortir de ces couloirs de plus en plus étroits. D’autant plus qu’elles vont avoir l’occasion de découvrir pourquoi la grotte en question ne se retrouve pas dans les catalogues Connexions. Elles vont se retrouver confrontées à bien plus qu’une chauve-souris asthmatique et 3 cailloux glissants.

22.30 Bloodrayne
de Uwe Boll
1723. Alors que les humains ne font rien de mieux de leurs journées que de servir de sucettes ambulantes aux vampires qui dominent la Roumanie, Kagan, lui, cherche trois artefacts qui feront de lui le über-vampire ultime, capable de boire le sang sans gueule de bois et le roi des soirées disco de son district. Une sorte de Ceaucescu en plus classe, en somme, si ce n’était pour la coiffure d’accordéoniste gitan. Mais la Brimstone, une corporation de chasseurs de vampires, veille. D’autant qu’elle vient de trouver l’arme absolue contre Kagan : Rayne, fruit du viol de sa mère par Kagan et donc dhampir (mi-humaine, mi-vampire). On s’en serait douté, Rayne est sacrément en pétard contre papa, à qui elle compte bien faire avaler ses dents. Une par une.

00.30 Evil Aliens
de Jake West
Si elle ne veut pas envoyer sa généreuse anatomie se faire tâter dans les couloirs des bureaux de chômage du coin, Michelle Fox, la présentatrice de l’émission sur les phénomènes paranormaux « Weird Worlde », a intérêt à trouver un sacré scoop. Heureusement pour elle, les journaux gallois bruissent d’une étrange rumeur : une jeune femme, Cat Williams, affirme avoir été enlevée et engrossée par des extra-terrestres, au lieu-dit « Les Dents du Diable ». Hébergée par la famille de Cat, une bande de fermiers qui ne semblent pas au courant qu’ils font partie du Royaume-Uni, Michelle découvrira que l’île sur laquelle se trouvent « Les Dents du Diable » est une vraie piste d’atterrissage pour les vaisseaux alien. Et, pas de doute, ceux-ci ne viennent pas sur Terre pour cueillir des pâquerettes.
 
18.30 Midnight Movies : From The Margin To The Mainstream
de Stuart Samuels - Lire l'interview
Pour la jeunesse du début des années ’70, les oreilles pleines de rock, les poumons remplis de fumées illicites et les poches pleines d’une littérature psychédélique et s.f., la production hollywoodienne n’était plus à même de fournir des images reflétant ce qu’ils vivaient et ressentaient. Issu des marges de la production (communautés noire et homo, cinéma mondialisé et expérimental, mouvements contestataires) et de l’exploitation (le cinéma Elgin, de Ben Barenholz, à New York principalement), une nouvelle forme de consommation cinématographique était appelée à naître : les Midnight Movies. Redéfinissant les notions de bon goût, de tabous et la forme cinématographique elle-même, ce cinéma ne se vivait plus dans les normes d’une expérience commerciale, mais comme un véritable rituel social. Parmi ces films qui ont fini par changer la face du cinéma, six sont traités ici plus particulièrement : El Topo, de Jodorowski, La nuit des morts-vivants, de Romero, The Harder They Come, de Henzel, Pink Flamingos, de Waters, le Rocky Horror Picture Show de Sharman et O’Brien et Eraserhead, de Lynch.

20.30 Brothers of the Head
de Keith Fulton & Louis Pepe
Grands oubliés de toutes les anthologies du rock, les frères Tom et Barry Howe, et leur groupe The Bang Bang, sont pourtant les vrais pères du Punk. Siamois attachés par le foie, les Howe ont été repérés au tournant des années ’70 par un agent qui - en un seul album dans lequel les frères laissaient éclater toute leur rage - les a propulsés au rang de stars du rock. Mais, à peine arrivés au sommet de leur gloire, les Howe, rongés par l’alcool, le sexe et la drogue, se sont laissé déborder par leurs penchants auto-destructeurs, les conduisant vers une mort irrémédiable. Retrouvant quelques témoins de l’époque - parmi lesquels Ken Russel dont le projet de réaliser un film sur la vie des deux rock-stars a été stoppée net par l’annonce de leur mort - le film retrace la courte carrière des deux plus étranges icônes que le rock ait connu.

22.30 The Devils
de Ken Russell
La version Director's cut est une première internationale puisque montrée une seule fois au Royaume-Uni. Ken Russell nous honorera de sa présence pour cet évènement. Oliver Reed et Vanessa Redgrave interprètent ce film baroque sur l'affaire des nonnes de Loudun sous Richelieu d'après Aldous Huxley. Les décors de Derek Jarman firent date et ce film est le véritable initiateur de la Nunsploitation.

00.30 The Sex Demons
de Jess Franco
Suite au succès de 'The Devils' de Ken Russell, le cinéma d' Exploitation s'est empressé de créer une petite soeur au genre Women In Prison avec la Nunsploitaion. Les codes du genre: homme blessé à l'épaule gauche, mère supérieure sadique et possédée, scènes de sexes blasphématoires et saphiques, tortures et autres réjouissances.
Dimanche 12 mars 2006

18.30 Zombie Honeymoon
de Dave Gebroe
En bons surfeurs, Denise et Danny décident, pour leur voyage de noces, d’aller se faire fouetter la chevelure par les embruns sur une plage déserte, où viennent s’écraser des rouleaux comme on n’en voit que dans les pubs pour Canard WC. Sauf que, déserte, la plage des jeunes mariés ne l’est pas tant que ça, puisqu’ils y croisent un zombie amphibie qui vient dégueuler sa mort sur Danny. Ce dernier, laissé pour mort par les services hospitaliers, se réveille pourtant quelque temps plus tard, bizarrement transformé : lui qui jusque-là était un végétarien militant, ne crache pas sur un bon petit steak de caissière, un jambonneau d’ami d’enfance ou sur un fromage de tête de flic. Ah, c’est sûr, Denise va vite regretter de ne pas avoir choisi d’aller déballer son K-Way sur la digue de Blankenberge, à regarder se croiser les pétroliers.

20.30 Running Scared
de Wayne Kramer
Avec un nom pareil, Joey Gazelle n’a pas dû avoir des récrés de tout repos. C’est ce qui l’a sans doute poussé à collectionner les flingues, comme un taxidermiste shooté aux Affranchis. Mais ça le rassure de savoir qu’il n’a qu’à tendre la main pour farcir de bastos quiconque lui taquine un peu trop le sens de l’humour. D’autant que son voisin Anzor, un psychopathe drogué à la coke et John Wayne, est en relation étroite avec la mafia russe, et que ceux-ci ont une carrure qui dit de ne pas trop la ramener. Un jour, pourtant, Oleg, le fils d’Anzor, réussit à s’infiltrer dans l’appartement de Joey et à lui voler une arme qui, si elle tombe dans la main des flics, risque de le faire glander derrière des barreaux pendant un bon bout de temps.

22.30 Somniac
de Isidro Ortiz
Dans la mesure où sa carrière de neurologiste n’a pas connu le décollage qu’elle espérait, Andrea ne pouvait qu’accepter l’offre faite par l’Université de Salerme, où elle a étudié. Celle-ci lui propose en effet de reprendre l’étude menée par Maria, la directrice du département de neurologie, qui vient de se suicider. Elle travaillait sur un procédé permettant de transmettre une information, stockée dans un ordinateur, directement dans les neurones d’un être humain endormi. Secondée par Diego, un spécialiste des troubles du sommeil, et Gabriel, informaticien de génie et ancien condisciple d’Andrea, elle s’apprête à passer à l’expérimentation humaine. Mais, en étudiant les dossiers laissés par Maria, Andrea découvre pourtant tout le potentiel néfaste que ces expériences pourraient causer si elles étaient mises dans de mauvaises mains. Potentiel qu’elle entrevoit d’autant mieux qu’elle est elle-même assaillie de cauchemars depuis son arrivée à Salerme.

00.30 Meatball Machine
de Yudai Yamaguchi
Il a beau avoir l’un des métiers les plus moisis de la création, Yoji part tous les jours au boulot le coeur léger. C’est que Yoji est secrètement amoureux de Sachiko qui travaille à l’usine d’à côté. Et, tous les midis, à l’heure du repas, il jette des regards furtifs dans la cour voisine, dans l’espoir d’y voir Sachiko. Le jour où, enfin, il réussit à attirer l’attention de sa belle, celle-ci se fait infecter par de mystérieux parasites : les Necro-Borgs. Ces derniers, guerriers microscopiques mais néanmoins hargneux, ne vivent que dans un seul but : se mettre sur la gueule. Pour ce faire, ils traversent les galaxies à la recherche d’hôtes dont ils se servent comme machine à tuer. Or, il se trouve que leur dernier terrain de jeu en date est la Terre. S’il veut renouer avec Sachiko, Yoji n’a plus qu’une seule solution : se faire infecter lui aussi.
 
18.30 Brothers of the Head
de Keith Fulton & Louis Pepe
Grands oubliés de toutes les anthologies du rock, les frères Tom et Barry Howe, et leur groupe The Bang Bang, sont pourtant les vrais pères du Punk. Siamois attachés par le foie, les Howe ont été repérés au tournant des années ’70 par un agent qui - en un seul album dans lequel les frères laissaient éclater toute leur rage - les a propulsés au rang de stars du rock. Mais, à peine arrivés au sommet de leur gloire, les Howe, rongés par l’alcool, le sexe et la drogue, se sont laissé déborder par leurs penchants auto-destructeurs, les conduisant vers une mort irrémédiable. Retrouvant quelques témoins de l’époque - parmi lesquels Ken Russel dont le projet de réaliser un film sur la vie des deux rock-stars a été stoppée net par l’annonce de leur mort - le film retrace la courte carrière des deux plus étranges icônes que le rock ait connu.

20.30 Late Bloomer
de Go Shibata
Ne vous avisez pas de parler de pitié envers Sumida, sous peine de vous retrouver avec sa canne en travers de la mâchoire. Il a beau être lourdement handicapé physique, il n’en a pas moins une vie trépidante, voire délétère. Quand il ne visite pas le centre pour invalides où vivent quelques-uns de ses copains, il passe ses journées à se murger copieusement, en reluquant les formes naissantes des étudiantes qui viennent s’occuper de lui. Le soir, il suit la tournée de son meilleur pote, Nobuko, chanteur d’un groupe de hard-punk, avant d’écumer avec eux les bars environnants, d’où il se fait invariablement jeter. C’est que, il a beau être incapable de marcher ou de parler, il ne faut pas trop le courir, le Sumida. Ainsi, quand il découvre que Nobuko sort avec l’infirmière qu’il convoite depuis plusieurs semaines, Sumida va se mettre à sérieusement éclaircir les rangs de son entourage.

22.30 Alice, sweet Alice
de Alfred Sole
Ou comment la communauté religieuse d'une petite ville américaine est secouée par plusieurs meurtres dont celui d'une petite fille à l'église le jour de sa communion. Sa troublante et étrange soeur Alice devient très vite suspecte aux yeux de certains...
Lundi 13 mars 2006

18.30 Blood Deep
de Todd Kniss
On ne peut pas dire que la perspective du retour dans son village natal remplisse Katie d’une joie ineffable. Non seulement sa grand-mère vient d’y avaler son acte de naissance mais, en plus, les souvenirs qu’elle garde de sa vie là-bas sont du genre de ceux qui nourrissent les plateaux de Mireille Dumas. Quoi qu’il en soit, elle profite de sa visite pour retrouver ses amis d’enfance, avec lesquels elle décide de passer sa dernière soirée sur place. Mais, forcément, après 19 ans de séparation, les amis de Katie n’ont plus grand-chose à se dire. Alors, histoire de meubler un peu entre deux bières, ils décident de se lancer dans une séance d’hypnose amateur. Séance qui ravivera le souvenir d’un meurtre commis dans leur enfance. Et donnera au meurtrier la furieuse envie de finir le travail.

20.30
Subject Two
de Philip Chidel
Adam Schmidt, un étudiant en médecine, commence à sérieusement en avoir marre de voir les recherches dans sa discipline bridées par de pures considérations d’éthique. Il décide de répondre à une offre du Dr. Vick et abandonne ses études pour devenir son assistant. Ce dernier vit reclus dans les montagnes Rocheuses et poursuit des recherches controversées sur la résurrection. Il est en effet persuadé que la mort n’est qu’une conjonction de symptômes qu’il suffit de soigner pour ramener un corps à la vie. Et c’est Adam qui lui servira de cobaye. Son rôle : tester et guérir de toutes les morts possibles pour finir par s’accrocher à la vie comme un gagnant de la Star Ac’ aux baskets de Pascal Nègre. Mais, comme pour les albums de la Star Ac’, la mort a quelques effets secondaires tout aussi désagréables.

22.30 The Uncertain Guest
de Guillem Morales
La femme d’Alex vient de claquer la porte du foyer conjugal. Et, si ce dernier ne se donne pas deux semaines pour reprendre ses bonnes habitudes de célibataire, avec télécommande calée sur Eurosport, slips sales fermentant sous le canapé, vieilles chaussettes collant au parquet et table basse indiscernable sous les canettes de bière à moitié pleines et les vieux morceaux de pizzas ; pour l’instant, Alex déprime grave. A peine s’il arrive à travailler sur ces plans qui attendent depuis des mois d’être rendus à leur commanditaire. Un soir, il reçoit la visite d’un étrange voisin qui lui demande d’utiliser son téléphone. Mais, à peine Alex lui a-t-il tourné le dos, que le mystérieux visiteur disparaît. Depuis, Alex est persuadé qu’il habite clandestinement sa maison et épie ses moindres mouvements !

00.30 Shadow : Dead Riot
de Derek Wan
Ils ont beau se couvrir de la pudique appellation 'centre de réhabilitation spirituelle par l’activité physique', les directeurs d’Ellis Glenn ne font pas illusion bien longtemps : c’est bien un bagne pour femmes qu’ils dirigent. Et si certaines matonnes s’en tiennent strictement aux préceptes du Livre, la plupart sont tout de même là pour tester tous les usages possibles de leur matraque. Nouvelle locataire des lieux, Solitaire découvrira que la prison a été, 20 ans plus tôt, le théâtre d’un massacre de prisonniers mutins, dirigés par le terrible Shadow, un serial-killer qui n’est autre que l’assassin de la mère de Solitaire. Et, si le lieu n’a pas été détruit, c’est que les autorités lui ont trouvé une tout autre utilité que celle de parking à malfrats.
 
20.00 Rampo Noir
de Suguru Takeuchi, Akio Jissoji, Hisayasu Sato & Atsushi Kaneko
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Mars Canal : un homme nu marche dans un décor désert, composé de cailloux et de poussières. Au bout de sa route, une mare dans laquelle il voit les souvenirs de sa relation avec son ancienne fiancée. Vision qui le remplit d’horreur.
Mirror Hell : l’inspecteur Akechi enquête sur une série de crimes. Chacune des victimes est retrouvée, atrocement défigurée, avec un miroir à ses côtés. Tous ont été conçus par le même homme : Toru.
Caterpillar : le lieutenant Sunaga est revenu de la guerre sans bras ni jambes, ayant perdu tous ses sens sauf la vue et le toucher. Depuis, sa femme s’occupe de lui. Mais le ressentiment grandit en elle et ses soins se transforment petit à petit en torture.
Crawling Bugs : Aizo Masaki déteste l’humanité au point d’être pris d’urticaire dès qu’il touche quelqu’un. Ce qui ne l’empêche pas d’être amoureux de sa patronne, une pop star dont il est le chauffeur. Obsédé par sa beauté et ne la voulant que pour lui, il la tue.

22.30 Late Bloomer
de Go Shibata
Ne vous avisez pas de parler de pitié envers Sumida, sous peine de vous retrouver avec sa canne en travers de la mâchoire. Il a beau être lourdement handicapé physique, il n’en a pas moins une vie trépidante, voire délétère. Quand il ne visite pas le centre pour invalides où vivent quelques-uns de ses copains, il passe ses journées à se murger copieusement, en reluquant les formes naissantes des étudiantes qui viennent s’occuper de lui. Le soir, il suit la tournée de son meilleur pote, Nobuko, chanteur d’un groupe de hard-punk, avant d’écumer avec eux les bars environnants, d’où il se fait invariablement jeter. C’est que, il a beau être incapable de marcher ou de parler, il ne faut pas trop le courir, le Sumida. Ainsi, quand il découvre que Nobuko sort avec l’infirmière qu’il convoite depuis plusieurs semaines, Sumida va se mettre à sérieusement éclaircir les rangs de son entourage.
Mardi 14 mars 2006

18.00 Antibodies
de Christian Alvart
Jusqu’il y a peu, Michael Martens vivait dans un monde stable et douillet, où toutes les réponses à ses questions pouvaient se trouver dans les pages du best-seller chéri du Vatican. Flic à mi-temps dans une bourgade teutonne reculée, il ne connaissait du monde moderne que le panneau à la sortie du village, indiquant la distance jusqu’à la ville la plus proche. Mais, il y a quelques mois, le trip Petite Maison dans la Prairie s’est sévèrement craquelé lorsque l’une des filles du patelin a été retrouvée sauvagement assassinée. Incapable jusqu’à présent de résoudre cette affaire qui hante sa conscience, Michael apprend qu’un serial-killer vient d’être arrêté à Berlin et décide de monter vers cette nouvelle Sodome, dans l’espoir de faire cracher à l’Antéchrist son implication dans le meurtre.

20.30 Animal
de Roselyne Bosch
Encore plus fort que Frosties, le Dr Thomas Nielsen est capable de réveiller n’importe quel animal qui sommeille en l’homme. Isolé dans son labo de génétique depuis l’agression de sa soeur - ce qui l’a laissée sévèrement défigurée -, le jeune généticien a réussi à détecter le gène de la violence et est capable de transformer le plus timide des sujets en vrai loup ambitieux et le pire des serial-killers en inoffensif agneau. Ainsi de Vincent Ipparak, en attente de son exécution pour avoir égorgé la plupart de ses conquêtes amoureuses, qui accepte de servir de cobaye à la démonstration du Dr Nielsen. De son côté, le Docteur, mou comme un promoteur du politiquement correct, s’injecte un produit censé réveiller son gène inactif. Tandis qu’Ipparak, ayant réussi à s’évader de prison, découvre la culpabilité et la compassion, le Dr Nielsen, lui, fait le chemin inverse et explore la part la plus sombre de sa personnalité.

22.30 Heaven's soldiers
de Min Joon-gi
Comme le gueulait un certain chanteur, amoureux du Ténéré, il ne faut pas croire ce que disent les journaux. Les deux Corée ne s’entendent pas si mal que ça. Pour preuve, elles ont développé conjointement une bombe atomique. Mais le pays du Droopy texan, jaloux de son expertise en armes de destruction massive, ne l’entend pas de cette oreille et exige que l’arme soit démantelée. Ce que se refuse à accepter le général nord-coréen Kang Min-gil qui décide de s’enfuir avec la bombe. Le général Park Jung-woo est lancé à sa poursuite. En pleine échauffourée, les deux factions tombent dans une faille temporelle qui les envoie plus de 400 ans en arrière, en pleine invasion barbare. Et, accessoirement, à l’époque où Lee Soon-shin, premier héros national, commet ses premiers faits d’arme.

00.30 Infection
de Albert Pyun
lire la critique Par Alain Lorfèvre
Une météorite vient se vautrer sans grâce dans la boue d’une petite bourgade de Californie où la jeunesse locale, sous prétexte de la soirée de promotion, se vautre tout autant dans la boue de la luxure et de la fornication. Mais la météorite en question porte en lui la colère divine, sous la forme d’un virus extraterrestre qui se répand au moindre contact et transforme les personnes atteintes en tueurs psychopathes. Ainsi des représentants de l’ordre, arrivés en premier sur les lieux, qui s’apprêtent à faire un carnage dans la ville. Sur la route, ils tombent sur Cheryl et Timmy, joyeusement en train de se montrer leur affection. S’ils arrivent à infecter Timmy, Cheryl, elle, réussit à s’enfuir et tente de devancer ses poursuivants pour avertir les derniers survivants.
 
20.30 The Porcelain Doll
de Peter Gardos
Question coin paumé, le village où vit Hötöle place la barre très haut, au point que même les riantes communes de nos Ardennes ressemblent en comparaison à une banlieue new-yorkaise. C’est bien simple, en trente ans, le village a reçu à peine trois visites. Et ce ne sont pas les fermiers du coin qui vont s’en plaindre, puisque chacun de ces visiteurs a amené avec lui la catastrophe. Le premier d’entre eux, capitaine de cavalerie, a assez peu apprécié le fait que Hötöle ridiculise ses hommes en athlétisme. Afin d’éviter la honte, il tue celui-ci avant la fin des épreuves. Le deuxième, fonctionnaire venu de la ville, vient apprendre aux villageois qu’à partir de maintenant, tout leur appartient. Voyant le village en deuil, il se targue de pouvoir faire revivre les morts, mais n’arrive qu’à réveiller une malédiction qui frappe les habitants. En dernier lieu, deux petits vieux du village voisin viennent y chercher refuge, fuyant des soldats voulant les déporter.

22.30 Rampo Noir
de Suguru Takeuchi, Akio Jissoji, Hisayasu Sato & Atsushi Kaneko
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Mars Canal : un homme nu marche dans un décor désert, composé de cailloux et de poussières. Au bout de sa route, une mare dans laquelle il voit les souvenirs de sa relation avec son ancienne fiancée. Vision qui le remplit d’horreur.
Mirror Hell : l’inspecteur Akechi enquête sur une série de crimes. Chacune des victimes est retrouvée, atrocement défigurée, avec un miroir à ses côtés. Tous ont été conçus par le même homme : Toru.
Caterpillar : le lieutenant Sunaga est revenu de la guerre sans bras ni jambes, ayant perdu tous ses sens sauf la vue et le toucher. Depuis, sa femme s’occupe de lui. Mais le ressentiment grandit en elle et ses soins se transforment petit à petit en torture.
Crawling Bugs : Aizo Masaki déteste l’humanité au point d’être pris d’urticaire dès qu’il touche quelqu’un. Ce qui ne l’empêche pas d’être amoureux de sa patronne, une pop star dont il est le chauffeur. Obsédé par sa beauté et ne la voulant que pour lui, il la tue.
Mercredi 15 mars 2006

18.30 Mind Game
de Yuasa Masaaki
Maintenant qu’il a retrouvé Myon, Nishi est décidé de ne plus la lâcher d’un pas. C’est que, depuis qu’ils se sont furtivement aimés à l’école, Nishi fantasme dru sur la belle Myon et ses formes aéronautiques. Au point qu’il en a fait son métier, remplissant les pages de ses mangas de clones plus ou moins patentés de sa belle. Cette fois, rien ne l’empêchera de passer le reste de sa vie avec elle. Pas même sa timidité maladive. Pas même le fait que Myon s’apprête à se marier avec l’athlétique et richissime Ryo. Pas même les yakusas qui viennent envahir le bistrot que tiennent Myon et sa soeur. Pas même la mort, que Nishi réussit à arnaquer pour revenir vivre son histoire d’amour.

20.30 Shinobi
de Ten Shimoyama
Sale temps pour les Ninjas. En cette année 1614, les Shoguns ont pris le pouvoir au Japon et imposé la paix sur les îles. Privés de leur fond de commerce, les hommes en noir sont forcés de remiser leurs shurikens. Mais, pour les villages-écoles des clans Iga et Koga - qui ont tous deux développé une forme élevée de l’art ancien du Shinobi et deviennent du coup une menace pour le nouveau pouvoir - les choses sont tout autres. Liés par un pacte de non-agression honoré depuis des siècles, les deux clans sont forcés, par le premier Shogun Ieyasu, de désigner leurs 5 meilleurs combattants, appelés à se combattre jusqu’à la mort. Parmi ceux-ci, Oboro et Gennosuke, le fils et la fille des chefs des deux clans, qui vont devoir choisir entre leur amour secret et l’honneur de leur communauté.

22.30 Cromartie High School
de Yudai Yamaguchi
Régulièrement détruite, sans cesse reconstruite, la Cromartie High School est un immonde repaire de racailles. Mais l’école est un maillon indispensable du système éducatif nippon : elle recueille les rebuts de tous les autres établissements de l’archipel. On y trouve des résultats d’unions contre nature entre Arnold Schzwarzenegger et Freddie Mercury, des loubards bouffeurs de crayons, des marlous masqués, des catcheurs reconvertis dans l’enseignement, des élèves-robots voire, les jours de chance, l’un ou l’autre gorille. Alors, forcément, quand Takashi Kamiyama débarque avec son cartable tout neuf et sa trousse bien rangée, il fait un peu tache. Qu’à cela ne tienne, il s’est fixé comme objectif de transformer l’école en établissement modèle.

00.30 Hellbent
de Paul Etheredge-Ouzts
C’est le soir d’Halloween et Eddy, Chaz, Jake, Tobey et Joey ont décidé d’aller écumer tous les bars gays de West-Hollywood afin d’y dégoter une aventure d’une nuit, voire, avec un peu de chance, plusieurs. Profitant lui aussi de ce moment où les gamelles se roulent plus vite que les prénoms ne s’échangent, un serial-killer suit les 5 copains, histoire de se dégourdir la faucille. Qu’il a bien aiguisée, au demeurant.
 
18.30 The Porcelain Doll
de Peter Gardos
Question coin paumé, le village où vit Hötöle place la barre très haut, au point que même les riantes communes de nos Ardennes ressemblent en comparaison à une banlieue new-yorkaise. C’est bien simple, en trente ans, le village a reçu à peine trois visites. Et ce ne sont pas les fermiers du coin qui vont s’en plaindre, puisque chacun de ces visiteurs a amené avec lui la catastrophe. Le premier d’entre eux, capitaine de cavalerie, a assez peu apprécié le fait que Hötöle ridiculise ses hommes en athlétisme. Afin d’éviter la honte, il tue celui-ci avant la fin des épreuves. Le deuxième, fonctionnaire venu de la ville, vient apprendre aux villageois qu’à partir de maintenant, tout leur appartient. Voyant le village en deuil, il se targue de pouvoir faire revivre les morts, mais n’arrive qu’à réveiller une malédiction qui frappe les habitants. En dernier lieu, deux petits vieux du village voisin viennent y chercher refuge, fuyant des soldats voulant les déporter.

20.30 The Beautiful Washing Machine
de James Lee
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Les femmes ne comprendront jamais. Si les hommes restent toujours à distance respectable de leur lave-linge, c’est bien par souci pour elles, pour les protéger. Parce qu’ils savent bien, eux, le danger qui guette à trop s’en approcher : ils risquent d’en tomber amoureux. Car, ne nous leurrons pas, depuis qu’on a inventé les appareils ménagers, les femmes ont perdu beaucoup de leur attrait. Et, aujourd’hui, l’homme peut très bien vivre sans elles. Mais il ne le fait pas, par galanterie, quoi qu’elles en disent. Teoh, lui, n’a plus besoin de telles précautions. Depuis qu’il s’est fait larguer par sa copine, il coule des jours heureux avec sa machine à laver d’occasion qui, bonne fille, lui fait même le reste du ménage, voire plus s’il le demande gentiment. Un peu trop bonne d’ailleurs, puisqu’elle suit quiconque le lui demande.

22.30 The Devil's rain
de Robert Fuest
Robert Fuest nous livre une variation étrange autour des théories d'Anton Lavey, qui joue dans le film aux côtés de John Travolta, Tom Skerritt, Ida Lupino et Ernest Borgnigne. Un western fantastique en scope et en technicolor. La promo évoquait la fin la plus incroyable de tous les temps, but the times they are a-changin'!
Jeudi 16 mars 2006

18.00 Nightmare
de Dylan Bank
Un jeune étudiant en cinéma se réveille sur une plutôt bonne surprise. Vu ce qu’il avait ingurgité la veille, il croyait en effet se réveiller la tête entre les fesses. Or, c’est entre les seins de la plantureuse fille qu’il a draguée pendant toute la soirée qu’il ouvre les yeux. Plutôt content de lui, malgré le fait qu’il ne se souvienne plus de rien à propos de la veille, il découvre au pied du lit une caméra dont le contenu va tout de suite calmer ses espoirs libidinaux. Quelqu’un a en effet filmé les deux tourtereaux en train de massacrer un inconnu dans la pièce même où ils se trouvent. Et pourtant : aucun corps, aucune trace de sang pour confirmer les faits. Un temps horrifié par ce qu’il vient de voir, le jeune réalisateur y voit très vite un excellent scénario pour son film de fin d’études. Heureusement pour lui, le mystérieux vidéaste a déjà préparé la suite de son histoire.

20.30 The River King
de Nick Willing
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Afin de préparer dignement les jeunesses bourgeoises à leurs futures obligations patronales et les habituer à délocaliser sans remords, les grandes écoles privées se doivent de leur inculquer le mépris des classes inférieures. C’est le cas aussi à la prestigieuse Haddan School, où la direction laisse ostensiblement les meilleurs élèves (les plus riches, en l’occurence) martyriser ceux qui ne sont pas appelés à diriger. Ainsi de Gus Pierce qu’on vient de retrouver flottant, dans la rivière locale, avec l’absence de classe typique des fils d’ouvriers. Chargé d’aller conclure vite fait au suicide, le détective Abel Grey est pourtant persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Et pour cause, il a un indice en béton : il est en communication avec le fantôme de Gus.

22.30 Half Light
de Craig Rosenberg
Suite à la mort de son fils et la faillite de son mariage, Rachel Carlson, romancière à succès, décide de partir pour l’Ecosse, haut lieu du romantisme bobo, où elle pourra, le cheveu et l’écharpe au vent, serrer stoïquement la mâchoire pour réprimer ses larmes, le visage fouetté par les embruns d’une mer déchaînée. Certes, l’Ecosse c’est aussi de vieux pécheurs édentés bourrés au whisky dès le matin, qui vous sortent des blagues salaces avec un accent incompréhensible. Mais encore de jeunes hommes ténébreux, avec cheveux longs, cols roulés et barbes de trois jours, aux noms tout aussi exotiques que le métier. Ainsi d’Angus McCulloch, gardien de phare qui est loin de laisser Rachel indifférente. Mais il semblerait que les habitants du coin ne voient pas d’un très bon oeil la liaison naissante entre Rachel et Angus. C’est que, pour l’Etat Civil, le joli minois buriné d’Angus est allé s’écraser sur les rochers, il y a plus de trois ans.

00.30 Devil's rejects
de Rob Zombie
Dans la grande tradition des familles de psychopathes, comme seul le Texas sait en produire, les Firefly méritent une bonne place en haut de l’affiche. Mais le Sheriff Wydell, lassé de tenir leur comptabilité macabre depuis des années, a décidé de mettre les grands moyens et a réussi à assiéger la maison familiale. Réussissant à sortir de l’embuscade, Otis et Baby se cachent dans un motel, où ils espèrent retrouver leur père, Captain Spaulding, non sans dézinguer quelques rednecks au passage. Sauf que Wydell, lui, n’a pas dit son dernier mot et est bien décidé à mettre toute la progéniture en prison, quitte, pour cela, à faire sérieusement monter les actions de Colt et de Smith & Wesson.
 
18.30 The Beautiful Washing Machine
de James Lee
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Les femmes ne comprendront jamais. Si les hommes restent toujours à distance respectable de leur lave-linge, c’est bien par souci pour elles, pour les protéger. Parce qu’ils savent bien, eux, le danger qui guette à trop s’en approcher : ils risquent d’en tomber amoureux. Car, ne nous leurrons pas, depuis qu’on a inventé les appareils ménagers, les femmes ont perdu beaucoup de leur attrait. Et, aujourd’hui, l’homme peut très bien vivre sans elles. Mais il ne le fait pas, par galanterie, quoi qu’elles en disent. Teoh, lui, n’a plus besoin de telles précautions. Depuis qu’il s’est fait larguer par sa copine, il coule des jours heureux avec sa machine à laver d’occasion qui, bonne fille, lui fait même le reste du ménage, voire plus s’il le demande gentiment. Un peu trop bonne d’ailleurs, puisqu’elle suit quiconque le lui demande.

20.30 Shark in the Head
de Maria Prochazkova
On a tous dans son quartier un Monsieur Seman, facilement reconnaissable à un petit marcel taché qui retrace sa biographie alimentaire des deux dernières semaines, des pantoufles périmées, une barbe gainsbourgienne, une clope éteinte vissée à la lèvre inférieure et une propension à passer ses journées à la fenêtre, râlant sur tous ceux qui passent. Et on s’est tous, à un moment ou un autre, posé cette question : ça pense comment, un Monsieur Seman ? Comme une fenêtre, justement, l’esprit calé entre la vie réelle qui défile sous ses yeux et la vie différée, (mal) digérée par la télé qui gueule pendant toute la journée dans un coin du salon. Le Monsieur Seman, en gros, est un peu cinglé. Ce qui ne l’empêche pas d’être très fréquentable, par ailleurs.

20.30 The Torchbearer
de Vaclav Svankmajer
La machinerie qui fait alterner les cycles du jour et de la nuit autour d’une ville labyrinthique s’arrête. Un héros se porte volontaire pour pénétrer dans le labyrinthe et relancer le cycle. Pour cela, il devra passer trois tests.

22.30 The Sinful Nuns of Saint Valentine
de Sergio Grieco
Un classique de la Nunsploitation où l'on retrouve tous les codes du genre. Cette production italienne place l'action au Moyen-Âge et en profite pour pimenter son histoire d'inquisition et de combats à l'épée. Une mère supérieure sadique et possédée, des meurtres et de jolies paires de seins. Très rarement projeté en salle!
Vendredi 17 mars 2006

18.30 Woman in Winter
de Richard Jobson
Depuis que Dieu a fait ses valises pour une autre galaxie, les astrophysiciens se coltinent les questions métaphysiques laissées en friche. Et, dans son observatoire de la banlieue d’Edimbourg, Michael est en passe de trouver une réponse cosmologique à la question du destin. Or, c’est exactement le moment que ce dernier (le destin, suivez un peu, que diable) choisit pour que Michael croise le chemin de Charlotte, une photographe française dont il (Michael, pas le destin, hein) tombe immédiatement amoureux. Mais, au fur et à mesure que leur relation s’intensifie, Michael commence à douter de la réalité de ce qui lui arrive. Et si il (le destin ! Pffffff) lui jouait un tour ? Et si Charlotte n’était qu’une illusion, un fantôme ? Ou bien est-ce lui (Michael, nondedju !!) qui n’est pas de ce monde ?

20.30 A Bittersweet Life
de Kim Jee-woon
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Seon-woon est le gérant d’un hôtel de Séoul appartenant à la mafia. Et, en bon patron, il n’hésite jamais à mouiller sa chemise, tacher sa cravate, voire même à abîmer ses mocassins tout neufs sur la mâchoire d’un client un peu trop impétueux avec les employées de la maison. En toute logique, Kang, le parrain local, le considère comme son bras droit et lui confie une mission à titre privé. Celui-ci soupçonne sa fiancée Heesoo, une violoncelliste encore en âge d’écouter Lorie, d’avoir un amant, et demande à son homme de confiance de la surveiller pendant son absence. Seon-woon apprendra rapidement que son patron avait raison de s’inquiéter pour son honneur mais, tombé secrètement amoureux de la jeune musicienne, il lui propose un marché : si elle accepte de ne plus revoir son amant, il gardera le silence et elle aura la vie sauve. Exactement le genre de plan qui ne tient pas plus d’une bobine et qui enverra fort logiquement Seon-woon goûter les tatanes de ses désormais ex-collègues.

23.00
The Hills Have Eyes
de Alexandre Aja
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Les membres de la famille Carter s’entendent à peu près aussi bien qu’un fondamentaliste musulman avec un caricaturiste danois. Du coup, l’idée de passer plusieurs jours enfermés dans la voiture familiale, sous le cagnard du désert du Nouveau Mexique, ne les remplit pas forcément d’une joie ineffable. C’est que Big Bob, le père, a décidé d’aller fêter son anniversaire en Californie et a exigé que tous les membres de la famille soient présents. Sauf que, de la Californie, ils n’en verront pas la première corde de string, puisque la caravane tombe en rade au milieu de nulle part. Mais les Carter ne se sentiront pas seuls bien longtemps. Quelques mineurs, laissés là depuis les derniers essais atomiques, ont quelques très chouettes jeux pour égayer les fins de soirées : l’ampute-pocker, le 1-2-3-violée ou encore le cache-cache-perdu-t’es-mort !

01.00 Neighborhood Watch
de Graeme Whifler
lire la critique Par Alain Lorfèvre
Dès son entrée en école de commerce, Bob Petersen ne rêvait que de se faire une place dans le joli monde du capitalisme, le plus sauvage possible. Et aujourd’hui, enfin, ça y est : il vient de se faire engager par la Zeecor, une grosse entreprise chimique américaine qui lui offre, outre un poste prometteur, une voiture de fonction et une petite maison dans le quartier résidentiel qui jouxte l’usine. Bon, d’accord, le quartier sert aussi de zone de test pour les nouvelles trouvailles biochimiques de la boîte et Bob devra faire le deuil de ses dimanches-jardinage. Certes, ses voisins semblent tous s’être sérieusement engueulés avec leur dermato. Mais il reste Adrien Trumbull, un voisin qui a un sens aigu de l’hospitalité et des relations de bon voisinage. Une vraie crème, ce Trumbull... pour autant qu’on évite ses fleurs empoisonnées et ses chocolats fourrés au laxatif pour cheval.

03.00 The Garden
de Don Michael Paul
S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut pas reprocher au Diable, c’est Sa patience : deux mille ans qu’Il attend dans Son coin sans trop rechigner, peaufinant un petit plan immémorial, astiquant Son jeu d’échecs, traquant la mauvaise herbe du Jardin, comme un Anglais monomaniaque, et chouchoutant la seule et unique pomme du verger. 2000 ans qu’Il attend cette proie qui L’aidera à mettre fin au règne de l’autre exhibo sur sa croix ; qui Lui permettra de rappeler sur Terre les Quatre Cavaliers. Mais cette fois, c’est sûr, Il l’a trouvée, Sa victime : David, un ex-alcolo en instance de divorce, qui vient de perdre son boulot. Une cible plutôt facile. Sauf qu’il faudra d’abord se débarrasser du fils, Samuel, et si possible proprement, histoire de ne pas éveiller les soupçons de David.

05.00 The Night of the Living Dorks
de Matthias Dinter
Allez savoir pourquoi, alors qu’on nous vend du progrès et de l’avenir à tour de pages de magazines, certains restent désespérément englués dans les années ’80. Ainsi, alors que les geeks et les hordes techno-R’n’B étaient appelés à diriger la jeunesse vers un avenir meilleur, nos classes continuent à pulluler de nerds et de goths. Pire, ceux-ci se réunissent lors de rituels vaudous dans l’espoir de faire ressortir Kurt Cobain de sa tombe - ce qui ne doit pas être impossible, Paul Anka est déjà parvenu à le faire s’y retourner... Sauf que, pour l’instant, ces expériences n’ont réussi qu’à offrir à Philip, Weener et Konrad un ticket pour le Grand Voyage. Heureusement pour eux, c’était un ticket aller-retour.
 
18.30 Shark in the Head
de Maria Prochazkova
On a tous dans son quartier un Monsieur Seman, facilement reconnaissable à un petit marcel taché qui retrace sa biographie alimentaire des deux dernières semaines, des pantoufles périmées, une barbe gainsbourgienne, une clope éteinte vissée à la lèvre inférieure et une propension à passer ses journées à la fenêtre, râlant sur tous ceux qui passent. Et on s’est tous, à un moment ou un autre, posé cette question : ça pense comment, un Monsieur Seman ? Comme une fenêtre, justement, l’esprit calé entre la vie réelle qui défile sous ses yeux et la vie différée, (mal) digérée par la télé qui gueule pendant toute la journée dans un coin du salon. Le Monsieur Seman, en gros, est un peu cinglé. Ce qui ne l’empêche pas d’être très fréquentable, par ailleurs.

18.30 The Torchbearer
de Vaclav Svankmajer
La machinerie qui fait alterner les cycles du jour et de la nuit autour d’une ville labyrinthique s’arrête. Un héros se porte volontaire pour pénétrer dans le labyrinthe et relancer le cycle. Pour cela, il devra passer trois tests.

20.30 Loft
de Kiyoshi Kurosawa
Pendant nippon d’Amélie Nothomb, Reiko Haruna est depuis plus de 10 ans une vraie usine à best-sellers, livrant avec une régularité sans faille des romans qui assurent à son éditeur des recettes dignes d’un patron d’Halliburton. Quand la source d’inspiration de Reiko finit par se tarir, ce dernier, forcément inquiet pour son avenir, lui propose un séjour au vert, dans une maison à la campagne. Là, Reiko rencontre Makoto Yoshioka, un archéologue dont les bureaux sont situés juste en face de la maison de Reiko. Makoto travaille sur la momie d’une impératrice chinoise, projet que son université tente de lui retirer. Il propose à Reiko de cacher la momie chez elle, en attendant qu’il termine ses travaux. Après quelques jours, Reiko est assaillie de visions de plus en plus violentes.

22.30 At midnight I will take your soul
de José Mojica Marins
Coffin Joe, interprété par Marins, est un fossoyeur cruel à l'éthique douteuse, capable d'arracher un oeil sans raison après s'être ému du sort d'un enfant battu par son père. Sa mission est claire: trouver la femme parfaite qui sera digne de porter son enfant, qu'il envisage comme un sauveur, un messie peut-être... Des images en noir et blanc proprement géniales par un Marins très inspiré.

00.30 This night I will possess your corpse
de José Mojica Marins
'Cette nuit, je m'incarnerai dans ton cadavre' est la suite directe de 'A minuit...'. Coffin Joe poursuit ici sa quête de la femme parfaite, mais radicalise ses méthodes de recherche. Il kidnappe six femmes et les soumets à une série de tests et d'épreuves afin de déterminer laquelle pourra avoir l'honneur de se voir féconder par Zé do Caixão en personne. Accompagné par son fidèle Bruno, bossu et dépravé, ces nouvelles aventures surpassent les premières avec leurs séquences en couleurs de l'enfer.
Samedi 18 mars 2006

14.00 Zee Oui :The Man-Eater
de Nida Sudasna & Buranee Rachjaibun
Cette fois, ça commence à bien faire. A peine sont-ils sortis de leur guerre contre les Japonais que les Chinois s’embrochent joyeusement entre eux pour savoir qui du Kuomintong ou du PCC administrera les derniers survivants. Li-Hui, qui en quelques mois de service militaire a eu son lot de cours d’anatomie sauvage, décide de partir pour la Thaïlande voisine, histoire d’y faire pousser sa tuberculose au calme. Or le Thaï sait se montrer fort peu accueillant envers ses grands voisins du Nord et ne tarde pas à lui donner quelques leçons d’intégration. Ainsi, après un séjour en taule, Li-Hui, rebaptisé de force Zee-Oui, se retrouve avec rien d’autre que le couteau légué par sa mère. Qu’à cela ne tienne, il a appris à l’armée comment accommoder le foie d’enfant à la sauce brune.

16.30 Spirits
de Victor Vu
Jeune écrivain, Loc cherche un endroit isolé pour terminer son premier roman. Ce qu’il croit avoir trouvé dans ce bungalow, apparemment abandonné. Mais, à peine installé, il découvre qu’il n’est pas le seul habitant de la maison. Hoa, une jeune femme triste et timide, semble s’y être retirée du monde. Attiré par elle, Loc découvrira très vite que Hoa cache un passé plutôt chargé. Sa relation avec elle finira par le conduire à la folie. Quelque temps plus tard, à présent seul dans le bungalow, Loc est soigné par Linh, une jeune étudiante en psychiatrie, qui réussit à le tirer de sa folie. Ils tombent amoureux et se marient. Mais Linh aussi a quelques poids sur la conscience, qui reviendront hanter le couple. Devenu vieux, Loc sous-loue sa maison à Lan, une spirite, qui réussira à percer le secret qui semble hanter cette maison.

18.30 The Room
de Giles Daoust
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Le film raconte l’histoire d’Alex, un jeune trisomique en chaise roulante, maltraité par une mère égoïste et un père complètement fou. Sa soeur Melinda, qui était la seule personne à s’occuper de lui, est sur le point d’accoucher et de quitter la maison. La famille est en pleine crise, lorsque, au beau milieu d’un repas de famille, une Porte mystérieuse apparaît au milieu de la maison. Et chaque personne qui franchit le seuil de cette porte disparaît. Petit à petit, Alex et Melinda découvriront les mystères qui se cachent derrière cette Porte.

20.30 Isolation
de Billy O'Brien
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Au milieu d'une nuit d'hiver dans la campagne irlandaise, un fermier attend que l'une de ses vaches mette bas. Le calvaire de l'animal lui pèse d'autant plus qu'il a passé un accord avec un laboratoire biologique pour sortir son exploitation des dettes et a autorisé des chercheurs à faire des expériences sur son bétail...

22.30 Fragile
de Jaume Balaguero
lire la critique Par Hubert Heyrendt
L’hôpital pour enfants de Mercy Falls, actif depuis près de cent ans, est en voie de fermeture, remplacé par un nouvel hôpital qui vient d’être construit dans la ville voisine. Alors que la plupart du personnel a déjà quitté les lieux, un accident de train accapare tous les lits du nouvel hôpital, laissant 8 jeunes patients à Mercy Falls. Le service hospitalier décide alors d’engager Amy pour veiller sur les enfants. Mais il semblerait qu’une 9e patiente ait été oubliée au 3e étage de l’hôpital : la petite Charlotte, surnommée par les autres enfants La Fille Mécanique, à cause des prothèses que sa maladie des os de verre lui impose de porter. Or, en consultant le dossier médical de la fillette, Amy découvre que celle-ci a été internée en... 1948.

00.30 Sars War
de Taweewat Wantha
Avant de se faire détrôner par la ridicule mais nettement plus anxiogène grippe du poulet, le SRAS assurait vaillamment son rôle d’épidémie aux JT : donner à l’Occidental la certitude que c’est bien mieux chez lui. Mais, derrière les chiffres et les masques hygiéniques, on n’a jamais bien su quels étaient les symptômes de la maladie. Le Dr Brian Thompson, qui passe ses journées à peloter les bacilles du virus dans son laboratoire flambant neuf, est bien placé pour les connaître, ces effets. Et pour cause, il vient de se faire infecter par la quatrième génération de la maladie. Après quelques heures d’incubation, le Docteur, brave praticien parfaitement brushé, se transforme en zombie assoiffé de sang qui ne tarde pas à transformer son immeuble en George Romero Park.
 
18.30 Loft
de Kiyoshi Kurosawa
Pendant nippon d’Amélie Nothomb, Reiko Haruna est depuis plus de 10 ans une vraie usine à best-sellers, livrant avec une régularité sans faille des romans qui assurent à son éditeur des recettes dignes d’un patron d’Halliburton. Quand la source d’inspiration de Reiko finit par se tarir, ce dernier, forcément inquiet pour son avenir, lui propose un séjour au vert, dans une maison à la campagne. Là, Reiko rencontre Makoto Yoshioka, un archéologue dont les bureaux sont situés juste en face de la maison de Reiko. Makoto travaille sur la momie d’une impératrice chinoise, projet que son université tente de lui retirer. Il propose à Reiko de cacher la momie chez elle, en attendant qu’il termine ses travaux. Après quelques jours, Reiko est assaillie de visions de plus en plus violentes.

20.30 Haze
de Shinya Tsukamoto
Un homme se réveille la tête prise dans le béton. Comme toute personne normalement constituée, sa première réaction est de se dire que c’est dimanche et qu’il ferait mieux de se rendormir en attendant que sa gueule de bois soit passée. Pas de bol, à son réveil, ce n’est pas mieux : il est complètement coincé entre deux chapes de béton et son ventre s’est garni d’une plaie béante. N’arrivant pas à se souvenir comment il a pu en arriver là, il essaie de ramper vers une hypothétique sortie, mais ne réussit qu’à s’enfoncer plus profondément dans la torture physique et mentale. Jusqu’au moment où il rencontre une femme, avec qui il espère enfin trouver la sortie. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

22.30 Awakening of the beast
de José Mojica Marins
'L'Eveil de la bête' est un film qui traite d'expériences menées par un professeur voulant tester les effets du LSD sur la population pour analyser leurs désirs, leurs frustrations et leurs peurs, ce que le comité de censure interpréta comme une vive critique de la dictature. Paradoxalement son film le plus célèbre.

00.30 End of man
de José Mojica Marins
La 'fin de l'humanité' illustre parfaitement le caractère religieux et messianique dont la filmographie de Marins est empreinte. Finis Hominis est un personnage prophétique inspiré des innombrables prêtres extorquant l'argent des pauvres en abusant de leur crédulité, qui ont toujours été très présents au Brésil. Mais contrairement à eux, Finis Hominis apporte à ses disciples un message d'indépendance et de foi en soi. La scène d'ouverture où il sort de la mer pour se promener nu à travers la ville est savoureuse.
Dimanche 19 mars 2006

14.00 The Great Yokai War
de Takashi Miike
La pub nous le crie à longueur de journées, sur les murs de nos villes ou entre deux mugissements staracadémiques, mais on feint de ne pas l’entendre. Les objets ont une âme et nos décharges ressemblent du coup à d’immenses charniers. Mais Yasunori Kato, maître du mal, est déterminé à venger tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur de la consommation mondiale. Son plan : capturer les esprits ancestraux de la montagne, les Yokai, et les fusionner avec les objets jetés au rebut et remplis de colère. Seul espoir des Yokai et, partant, de l’humanité : Tadashi, tête à claques d’une dizaine d’années à qui l’on s’abstiendra de faire remarquer la mollesse de certains de ses attributs reproductifs, vu qu’il vient d’hériter d’une épée, magique mais néanmoins coupante.

16.30 Sky High
de Mike Mitchell
La Sky High, c’est un peu l’E.N.A. des super-héros : l’école où les fils et filles de bonne (super-) famille sont envoyés pour parfaire leur formation de défenseur de la veuve et de l’orphelin. Will Stronghold fait pourtant son entrée dans l’école par la petite porte : fils des célébrissimes Commander et Jetstream, il n’a toujours pas trouvé ses super-pouvoirs et est relégué au rang dégradant de sidekick. Bref, sa vie au collège risque de se révéler d’autant plus éprouvante que les gars des classes supérieures n’hésitent jamais à utiliser leurs pouvoirs de feu ou leurs yeux laser pour racketter les plus jeunes. Et Will va devoir très vite trouver sa voie, s’il ne veut pas ternir définitivement la réputation familiale.

18.00 Godzilla : Final Wars
de Ryuhei Kitamura
lire la critique Par Alain Lorfèvre
Alors qu’elle vient à peine de se débarrasser de Godzilla en le coinçant dans les glaces du Pôle Sud, l’humanité est menacée par une attaque massive de monstres post-atomiques sur les grandes capitales du monde. Se voyant déjà finir en apéro pour mante religieuse géante, boulottés par des tortues de 20 mètres ou dans la toile d’une araignée haute comme un building, les Terriens sont sauvés in extremis par une race d’extra-terrestres : les Xiliens. Sauf que les Xiliens sont venus sur Terre avec leur Maïté locale et son livre de recettes plein de terrines d’humains à l’ancienne. Les gouvernements terriens sont mis devant une alternative : soit ils livrent aux Xiliens leur lot de viande humaine, soit ceux-ci relâchent les monstres sur la planète. Tentant le tout pour le tout, les armées du monde décident de libérer Godzilla.

20.30 Saints-Martyrs-Des-Damnés
de Robin Aubert
As incontesté du bidonnage de scoops pour ménagère désemparée, Flavien Juste s’est fait une réputation inoxydable dans le petit et juteux milieu de la vente du Grand Portnawak sur papier glacé. C’est donc tout naturellement que son rédacteur en chef lui confie le reportage sur Saints-Martyrs-des-Damnés, petit coin du Québec bien placé pour remporter le titre de bled le plus pourri du pays. Depuis plusieurs mois, en effet, le village connaît une vague de disparitions étranges. Plutôt blindé question faux mystères, Flavien s’apprête à devoir broder sur une sorte de Triangle des Bermudes rural alors qu’il vient de croiser des hordes d’auto-stoppeurs le suppliant de les amener vers la civilisation. Mais, à peine se sont-ils installés dans l’hôtel des Deux Malvina, qu’Armand, le photographe de Flavien, disparaît lui aussi. Et les habitants du village ne semblent pas très enclins à l’aider à le retrouver.

22.30 Wilderness
de Michael J. Bassett
Le Moorgate Young Offenders Institute est le genre d’établissements qui doivent peupler les rêves humides des reporters du Droit de Savoir. C’est en effet dans cet endroit que le gouvernement britannique parque les délinquants mineurs pour lesquels il a abandonné tout espoir de réinsertion. Inutile de dire que l’atmosphère qui y règne ne respire pas la plus franche urbanité. Si bien que Davie, souffre-douleur du dortoir H, est retrouvé un matin nageant dans son propre sang, les poignets tailladés. Jed, le surveillant en chef du dortoir, décide alors d’envoyer tout le groupe en camp de survie sur une île inhabitée du Nord de l’Irlande. Sauf que « inhabitée » n’est pas le terme le plus adéquat pour qualifier l’île. « Survie », par contre, conviendra parfaitement à la situation.

00.30 Shutter
de Parkpoom Wongpoom & Banjong Pisanthanakun
Un soir qu’ils rentraient chez eux après une séance photo, Tun et Jane se sont fait une nouvelle amie. En effet, depuis qu’elle est allée garnir le pare-brise du couple avec sa cervelle, la jeune femme qu’ils ont écrasée ce soir-là les suit partout : dans les cauchemars de Jane, sur toutes les photos de Tun, mais aussi auprès de leurs amis, qu’elle se met consciencieusement à rayer des listes d’état civil. Et, elle n’a beau être qu’un fantôme, elle commence sérieusement à mettre à l’épreuve le sens de l’hospitalité des jeunes tourtereaux. Ceux-ci décident donc de retourner sur le lieu de l’accident, histoire de régler une fois pour toutes les comptes avec l’esprit de la fracassée.
 
18.30Haze
de Shinya Tsukamoto
Un homme se réveille la tête prise dans le béton. Comme toute personne normalement constituée, sa première réaction est de se dire que c’est dimanche et qu’il ferait mieux de se rendormir en attendant que sa gueule de bois soit passée. Pas de bol, à son réveil, ce n’est pas mieux : il est complètement coincé entre deux chapes de béton et son ventre s’est garni d’une plaie béante. N’arrivant pas à se souvenir comment il a pu en arriver là, il essaie de ramper vers une hypothétique sortie, mais ne réussit qu’à s’enfoncer plus profondément dans la torture physique et mentale. Jusqu’au moment où il rencontre une femme, avec qui il espère enfin trouver la sortie. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

20.30 33 x Around The Sun
de John Hardwick
A son réveil, H se retrouve dans une chambre inconnue. Seul. Confusément, il sait qu’il ne devait pas l’être et se lance à la recherche de celle qui devait être à ses côtés. Mais qui est-elle ? Ruth, qu’il retrouve dansant dans la cour intérieure d’un immeuble ? Ou alors la script de ce film, tourné en pleine nuit dans les rues désertes ? Ou encore cette infirmière maternante ? Et puis, d’ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette ville, dont les rues ne semblent pas communiquer ? Et cette cabine : une toilette de chantier ou un portail spatio-temporel ? Et pourquoi ce chien le suit-il, qui semble en connaître plus sur son destin que H lui-même ? Franchement, il y a des jours où il vaut mieux ne pas se réveiller... Mais l’est-il vraiment, réveillé ?

22.30 Begotten
de E. Elias Merhige
Ce premier long du réalisateur de 'Shadow of the vampire' datant de 1991 n'a jamais été montré dans un festival européen. Le cinéaste viendra lui même présenter cette vraie curiosité en copie 16mm unique. Un travail direct sur pellicule se mélange à des prises de vue réelles en noir et blanc, pour un parcours mystique unique: une oeuvre très étonnante!
Lundi 20 mars 2006

18.30 Allegro
de Christopher Boe
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Autrefois, il y a bien longtemps de cela, Zetterstrom était considéré comme le pianiste le plus prometteur de sa génération. C’est que, fou amoureux de la belle Andrea, il se servait de ses talents pour lui exprimer ses sentiments. Mais, dès qu’il levait les mains du clavier, Zetterstrom redevenait pudique comme un jouvenceau et Andrea a fini par partir se faire déniaiser ailleurs. De son côté, Zetterstrom a soigneusement tipp-exé ces instants de bonheur furtif et s’en est retourné à ses chères études. Si bien qu’aujourd’hui, son art nourrit certes copieusement son compte en banque, mais il est considéré par ses pairs comme aussi expressif qu’un Clayderman sous Xanax. Invité par un certain Tom à donner une série de concerts à Copenhague, Zetterstrom apprend que ses souvenirs ont été enfermés dans un endroit au centre de la ville appelé la Zone, dans laquelle personne n’est jamais arrivé à entrer.

20.00 Storm
de Mans Marlind
DD, critique et éditorialiste de son état, est un mec, un vrai. Un avec des cojones, un qui fuck la society. Un mec qui n’a besoin de personne. Et surtout pas des femmes, avec leurs illusions sur l’amour éternel et autres conneries pour vendre du Jeune & Jolie. Pourtant, la nuit, DD baisse la garde. Pendant son sommeil, il est constamment assailli de rêves dans lesquels des événements troublants refont surface. Un jour, alors que tout Stockholm se prépare à affronter la tempête du siècle, DD croise la route de Lova, poursuivie par une milice sous le commandement de The Guardian. Lova lui remet la petite boîte que les hommes de The Guardian recherchent et lui conseille de la protéger du mieux qu’il peut. A l’intérieur se trouveraient toutes les réponses que DD recherche depuis sa plus tendre enfance.

22.30 Red Eye
de Kim Dong-bin
Depuis que son père, conducteur de train, est mort dans une catastrophe ferroviaire qui a coûté la vie à des centaines de passagers, Mi-sun n’a qu’une obsession : devenir contrôleuse sur la même ligne que celui-ci, afin de découvrir la cause de l’accident. 16 ans après la catastrophe, elle arrive enfin à ses fins. Si ce n’est qu’entre-temps, par superstition, la compagnie a décidé d’avancer l’horaire du train, le dernier de la journée, d’une dizaine de minutes. Mais en ce jour anniversaire de l’accident, un problème technique provoque un retard de 10 minutes. Quand, enfin, la locomotive daigne redémarrer, Mi-sun est plongée dans l’horreur totale : non seulement les fantômes des victimes de la catastrophe sont remontés à bord, mais ils ont ramené les années ’80 avec eux.

00.30 Voice
de Equan Choe
Nos sociétés obnubilées par leur progéniture - où la moindre sucette écrasée dans une cour d’école est accueillie comme le présage de la fin de la civilisation - feraient bien d’aller faire un petit stage en Corée du Sud où, apparemment, ça rigole nettement moins dans les collèges. Dans l’internat de jeunes filles de Sun-min, par exemple, ça dégomme à tout va, et il n’est pas rare de retrouver des élèves au détour d’un couloir, en train de s’aérer la trachée. Toutes partagent un point commun : la passion pour la musique. La dernière personne à avoir été définitivement rayée des cahiers de présence est Young-eon, la meilleure amie de Sun-min et, depuis, celle-ci entend régulièrement son ex-camarade de classe la supplier de l’aider. D’abord effrayée, Sun-min décide de se lancer dans une enquête afin de mettre un terme à l’équarrissage de couineuses qui, entretemps, a repris de plus belle.
 
20.30 Eli, Eli, Lema Sabachtani ?
de Shinji Aoyama
2015 : l’espèce humaine s’éteint mollement. Victimes d’un virus qui se transmet par les images, les hommes, crétinisés et amorphes, finissent pas se suicider. Ce « Syndrome du Lemming » semble totalement incurable. Mais la rumeur court que deux ermites, anciens membres d’un groupe de rock à succès retirés sur le flanc d’une montagne, auraient trouvé par la musique un antidote au virus. Soucieux de sauver sa petite fille Hana, atteinte par la maladie, Miyagi, un riche industriel, charge un détective privé de retrouver la trace des deux musiciens et de leur amener Hana.

22.30 33 x Around The Sun
de John Hardwick
A son réveil, H se retrouve dans une chambre inconnue. Seul. Confusément, il sait qu’il ne devait pas l’être et se lance à la recherche de celle qui devait être à ses côtés. Mais qui est-elle ? Ruth, qu’il retrouve dansant dans la cour intérieure d’un immeuble ? Ou alors la script de ce film, tourné en pleine nuit dans les rues désertes ? Ou encore cette infirmière maternante ? Et puis, d’ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette ville, dont les rues ne semblent pas communiquer ? Et cette cabine : une toilette de chantier ou un portail spatio-temporel ? Et pourquoi ce chien le suit-il, qui semble en connaître plus sur son destin que H lui-même ? Franchement, il y a des jours où il vaut mieux ne pas se réveiller... Mais l’est-il vraiment, réveillé ?
Mardi 21 mars 2006

18.00 Antartic Journal
de Yim Phil-Sung
Photographiée, sondée, satellisée, cartographiée, GPSisée, la Terre recèle de nos jours aussi peu de mystères que l’anatomie de Paris Hilton. En guise de string, il ne reste pour tout dire à la planète qu’une parcelle de terre dans l’Antarctique, qu’aucun homme n’a jamais réussi à atteindre. C’est précisément cet endroit, appelé fort à propos Point d’Inaccessibilité par les scientifiques, que l’expédition de Choi Do-hyung a décidé d’aller déflorer. Après plusieurs jours de marche sur les glaces du continent, Min-jae, l’un des membres de l’équipe, découvre un journal laissé là lors d’une expédition similaire en 1922. Etrangement, ce journal relate exactement les mêmes événements que ceux vécus par l’expédition de Choi Do-hyung. Et, plus inquiétant, le récit s’arrête avant la fin. Brutalement.

20.30 The Dark
de John Fawcett
Lorsque Sarah diparaît dans la mer tumultueuse au pied des falaises d'Irlande, son père James et sa mère Adèle sont anéantis par le chagrin. Alors que James part en mer pour chercher Sarah, Adèle découvre à la maison la mystérieuse Ebrill, une fillette qui prétend être morte depuis 60 ans. Au fur et à mesure que le temps passe, Adèle prend conscience du lien entre la disparition de Sarah et l'apparition d'Ebril...

22.30 Reeker
de Dave Payne
lire la critique Par Hubert Heyrendt
La propension des jeunesses américaines à se paumer au milieu de nulle part a quelque chose d’assez sidérant. Et, à en juger par l’odeur qui règne dans le motel désaffecté où se retrouvent Trip et ses amis, aucun doute n’est permis : ils sont bien dans le trou du cul du monde. Pas de télé, portables HS, personne à des kilomètres à la ronde. Eux qui étaient en route pour la soirée de l’année s’apprêtent à passer les nuits futures à s’ennuyer comme des rats morts, attendant que quelqu’un daigne passer par là. Heureusement pour eux, un visiteur surprise leur prépare quelques animations des plus ciselées. A même la chair, cela va sans dire.

00.30 The Maid
de Kelvin Tong
Tous les ans, au septième mois du calendrier chinois, c’est les soldes en enfer. Toutes les enseignes démoniaques rivalisent de promos sur les âmes humaines. Si bien que, quand les portes de l’enfer s’ouvrent enfin, c’est la ruée sur le monde des vivants. Tentant tant bien que mal de se protéger de l’invasion par une série de règles très strictes, les vivants ont appelé ce mois le Mois des Fantômes Affamés. Rosa, qui n’a elle-même plus fréquenté de rayon boucherie depuis un bon bout de temps, ne se soucie qu’assez peu de ces croyances populaires. Venue de Thaïlande pour trouver un travail à Singapour, elle trouve refuge chez les Teo qui l’engagent comme femme de ménage. Mais, s’ils sont fort urbains, les Teo se révèleront vite avoir des habitudes assez étranges.
 
20.30 The Roost
de Ti West
La nuit d’Halloween. 4 copains en rase campagne. Une grange abandonnée. Des chauve-souris, une poignée de zombies : le carnage !

22.30 Eli, Eli, Lema Sabachtani ?
de Shinji Aoyama
2015 : l’espèce humaine s’éteint mollement. Victimes d’un virus qui se transmet par les images, les hommes, crétinisés et amorphes, finissent pas se suicider. Ce « Syndrome du Lemming » semble totalement incurable. Mais la rumeur court que deux ermites, anciens membres d’un groupe de rock à succès retirés sur le flanc d’une montagne, auraient trouvé par la musique un antidote au virus. Soucieux de sauver sa petite fille Hana, atteinte par la maladie, Miyagi, un riche industriel, charge un détective privé de retrouver la trace des deux musiciens et de leur amener Hana.
Mercredi 22 mars 2006

16.30 The Forbidden Chapter
de Fariborz Kamkari
Iranien, athée, opiomane, détective privé : quatre excellentes raisons pour Habib de salement toucher le fond. Et surtout pour ne plus avoir envie de mettre un pied dans sa ville de Mashad, où une école coranique dicte sa loi. Et pourtant, quand on fait appel à lui pour essayer de résoudre une affaire de crimes en série de prostituées, Habib n’a pas vraiment les moyens de refuser. Trop contente de voir que quelqu’un s’occupe des problèmes de trouble de l’ordre public, la police locale ne réagit pas et Habib se retrouve très vite avec la moitié des notables de la ville tentant de faire barrage à son enquête. Une enquête qui l’amènera très vite à s’intéresser aux agissements de l’école coranique.

18.30 Lie Still
de Sean Hogan
L’endroit avait tout de l’appartement idéal. Le genre d’immeuble où on ne vous pose pas trop de questions. Bon, c’est vrai, quelques réparations s’imposaient et le papier peint semblait avoir connu des jours meilleurs. Mais, pour le prix, il n’y avait pas vraiment de quoi se plaindre. Exactement le genre d’appart’ dont John avait besoin pour redémarrer sa vie, après que Veronica lui ait gentiment expliqué, en lui montrant la porte, qu’elle attendait un peu plus de la vie que de terminer avec un chômeur professionnel, fumeur de joints. Pourtant, John aurait dû se méfier avant de signer son bail, et écouter sa voisine qui lui conseillait de partir tout de suite. Maintenant, c’est trop tard : les portes ne mènent plus là où elles devraient et ses nuits sont pleines de cauchemars. C’est sûr, la maison le tient et les autres locataires n’attendent plus qu’à faire leur visite de courtoisie.

20.30 Adam's appels
de Anders Thomas Jensen
Front bas, oeil torve, discours monosyllabique, rangers et svastikas tatoués sur le bras : pas de doute, Adam est un néo-nazi. Qui plus est, un néo-nazi qui sort de taule et qui ne pense qu’à une chose, passer ses journées entre potes la canette à la main et le bougnoule sous la botte. Seulement voilà, s’il sort aujourd’hui, c’est uniquement parce que sa peine a été commuée en service civil auprès d’Ivan, un prêtre de campagne auprès duquel Soeur Emmanuelle passerait presque pour une bassiste de Death Metal. Celui-ci, ayant transformé sa paroisse en centre de réhabilitation, tente de redonner à Adam le sens du droit chemin. Or, vu qu’Adam s’est largement paumé sur les bas-côtés des Voies du Seigneur, Ivan décide de commencer petit. Il charge Adam de cuire une tarte avec les pommes du verger. Pas si facile quand le Diable a décidé de vous mettre des bâtons dans les roues.

22.30 Death Trance
de Yuji Shimomura
Grave est cool. Grave est rapide. Grave est imbattable un sabre à la main. Grave est un samouraï. Bon, c’est sûr, Grave se la pète pas mal. A croire qu’il est possédé par Alain Delon. Mais vu que personne n’ose le lui faire remarquer de peur de finir en tranche de jambon dans un sandwich, Grave aurait tort de s’en priver. A la recherche du défi ultime susceptible d’installer définitivement sa coolitude dans l’inconscient collectif, Grave décide de réveiller la Déesse de la Destruction pour lui tanner son auguste arrière-train. Pour cela, il lui faudra retrouver chacune des clés qui ouvriront la boite dans laquelle son esprit est enfermé.

00.30 The Ghost Within
de Herman Yau
Fuyant son mari macho comme un compatriote de Demis Roussos et violent comme un hooligan liverpuldien, Lin emménage avec sa petite Nini dans un appartement en phase avec ses finances anorexiques. Forcée de payer le loyer à l’année, elle apprend peu après son installation que la précédente locataire s’est jetée par la fenêtre du septième étage, tenant sa fille dans ses bras. Déjà pas très rassurée par cette nouvelle, Lin remarque que Nini commence à se cloîtrer dans le fond de la penderie, où elle joue avec une amie, certes peu encombrante mais néanmoins imaginaire. Qui plus est, elle-même se met à entendre des pleurs venant de sous son lit. Craignant pour son équilibre mental, elle tente de trouver refuge chez son voisin Fang qui, beau comme une pub DIM, réveille en elle le souvenir de ses cours de biologie reproductive. Sauf que Fang a lui aussi quelques secrets qui ne risquent pas d’améliorer la psychose naissante de Lin.
 
18.30 The Roost
de Ti West
La nuit d’Halloween. 4 copains en rase campagne. Une grange abandonnée. Des chauve-souris, une poignée de zombies : le carnage !

20.30 The Echo
de Yam Laranas
Marvin vient de se percer les derniers boutons d’acné et, de sa nouvelle voix encore un peu chevrotante, il veut crier au monde sa rébellion et son indépendance. Première étape, s’acheter son appartement à lui tout seul. Malheureusement, l’appartement en question lui fait vite regretter les jupes de sa maman : les murs sentent le moisi comme une idée dans le cerveau d’un socialiste français et, tous les soirs, il entend Bert, le flic alcoolique et violent qui vit au bout du couloir, se dégourdir la matraque sur sa femme Anna et sa fille Lara. Marvin n’entend pourtant pas déménager pour autant et accepte même de cacher Lara les soirs où Bert prépare sa tarte aux gnons. Le genre de décision qui attire les problèmes. Mais pas forcément de là où on les attend !

22.30 God told me to
de Larry Cohen
Avec 'God Told Me To', Larry Cohen radiographie l'Amérique des snipers, des intégrismes et de la paranoïa, et démontre par l'absurde l'incohérence maladive d'un système de valeurs fondées sur la foi en la famille et en Dieu. Scénariste habile souvent subtile, Larry Cohen est un 'film-maker' indépendant qui aime le cinéma de genre - de tous les genres, depuis l'horreur pure jusqu'au polar fantastique en passant par la Blaxploitation - qu'il pimente d'irrévérences marquées de dérision et de politiquement incorrect. Dans 'God Told Me To', des gens ordinaires issus de la population New-Yorkaise, se transforment en meurtriers en série, prétendant avoir agi sous les ordres de Dieu. Larry Cohen y détourne avec ingéniosité les moteurs habituels du polar - le questionnement, la recherche de la vérité - opposant le tangible, le raisonnable à l'aveuglement d'ordre mystique, les images réalistes répondant à de surprenants délires psychédéliques dans un étrange dialogue de sourd...
Jeudi 23 mars 2006

18.30 Headspace
de Andrew Van Den Houten
Alors que la plupart de ses congénères commencent à perdre leurs facultés intellectuelles à l’âge où on leur met un bulletin de vote dans les mains, Alex, lui, se réveille tous les matins avec une intelligence décuplée. Ainsi, lui qui, à l’école, ne se faisait remarquer que par les filles qu’il coinçait dans les couloirs pour les peloter en loucedé, arrive maintenant à résoudre à la volée des problèmes mathématiques complexes. Malheureusement pour lui, ces nouvelles habiletés intellectuelles rouvrent également quelques vieux placards de sa mémoire, pleines à craquer de souvenirs qu’il avait pourtant savamment planqués. Forcément, après avoir mariné pendant 15 ans dans un bon bain de culpabilité, de frustration et de peurs, tous ces souvenirs reviennent avec un petit arrière-goût de pourriture familiale qui les rend d’autant plus difficiles à ravaler.

20.30 Mortuary
de Tobe Hooper
Pour surmonter la mort de leur père, la famille Doyle décide de partir pour Arkham dans le but d’y refaire leur vie. La mère vient de terminer une formation qui lui permet de reprendre le funérarium local, laissé à l’abandon depuis des années. A leur arrivée, ils vont pourtant se rendre compte qu’ils sont loin du trip bobo à la Six Feet Under, où on se coltine la mort avec classe et dignité. Ici, la mort est crade, répugnante et pas métaphysique pour un sou. C’est que la maison a été construite sur un marais - maudit d’après les rumeurs qui courent dans la ville - et ses murs sont recouverts d’une mousse qui se nourrit de sang et a le pouvoir de ressusciter les morts ! Très vite, les Doyle vont passer plus de temps à tenter de remettre leurs anciens clients à leur place qu’à s’en faire de nouveaux.

22.30 Frostbite
de Anders Banke
Annika n’a pas hésité bien longtemps avant d’accepter d’assister dans ses recherches le professeur Beckert, dont elle admire les travaux sur le génome humain. Pour sa fille Saga, par contre, la perspective d’aller vivre en Laponie se révèle nettement moins excitante. A 17 ans, elle préfèrerait largement aller se faire draguer dans les bars de Stockholm, plutôt que de s’enfoncer les moon boots dans les neiges d’une région plongée pendant plusieurs mois dans une nuit noire. Sa rencontre avec Vega, une gothique avec laquelle elle se lie immédiatement d’amitié, va pourtant lui permettre de s’intégrer dans la petite communauté de son nouveau lycée. De son côté, Annika se rend compte que quelque chose d’étrange se passe dans l’hôpital dans lequel elle travaille. La recrudescence de la population de la morgue lui fait sérieusement soupçonner que, dehors, il n’y a pas que le froid qui morde.

00.30 Hell
de Teekhayu Thammanittayakul & Sathit Pratitsahn
Il n’y a pas à dire, il cache bien son jeu Bouddha. Derrière ses airs de Big Lebowski et sa philosophie de vie pour fumeurs de joints, il passe pour le plus cool des guides spirituels. Mais le service après-vente, lui, assure nettement moins. Une fois que ses ouailles ont passé l’arme à gauche, le service laisse nettement plus à désirer et l’enfer bouddhiste fait carrément passer la concurrence pour le Club Dorothée. Pour tout dire, l’enfer concocté par Siddharta ressemble salement à une back-room sado-maso, en moins sexe. Lae et ses collègues vont en faire l’amère expérience, eux qui viennent d’encastrer leur mini-van sous les roues d’un trente tonnes. Publicitaires de leur état, ils méritent certes d’aller humer l’odeur de cochon brûlé, ne fût-ce que pour avoir pourri la vie de leurs concitoyens. Sauf que certains d’entre eux n’avaient pas encore clôturé leurs comptes avec le monde des vivants.
 
18.30 The Echo
de Yam Laranas
Marvin vient de se percer les derniers boutons d’acné et, de sa nouvelle voix encore un peu chevrotante, il veut crier au monde sa rébellion et son indépendance. Première étape, s’acheter son appartement à lui tout seul. Malheureusement, l’appartement en question lui fait vite regretter les jupes de sa maman : les murs sentent le moisi comme une idée dans le cerveau d’un socialiste français et, tous les soirs, il entend Bert, le flic alcoolique et violent qui vit au bout du couloir, se dégourdir la matraque sur sa femme Anna et sa fille Lara. Marvin n’entend pourtant pas déménager pour autant et accepte même de cacher Lara les soirs où Bert prépare sa tarte aux gnons. Le genre de décision qui attire les problèmes. Mais pas forcément de là où on les attend !

20.30 Venus Drowning
de Andrew Parkinson
Dawn vient de se faire larguer par son homme. Et, à en croire les entailles qu’elle s’est faites aux poignets, elle ne l’a pas très bien pris. Après lui avoir prescrit des doses d’anti-dépresseurs à rendre fou de jalousie une star vieillissante, son psychiatre lui conseille d’aller se ressourcer dans un endroit où elle a vécu des moments heureux. Elle choisit donc de partir quelques semaines dans la maison de vacances familiale, au bord de la mer. Lors d’une balade sur la plage, elle découvre une sorte de gros chewing-gum vivant, qu’elle décide de recueillir. Brillante idée puisque, mise au chaud et nourrie aux fantasmes qui suintent de la maison, la chose se transforme en gros foetus baveux dont les sécrétions, une fois ingérées par Dawn, la transportent vers l’extase voire, avec un peu d’entraînement, l’orgasme.

22.30 Plan 9 from church: the unseen world of religious filmmaking
Jack Stevenson est de retour pour nous montrer des films autour de l'imagerie science-fiction dans des films d'éducation et de propagande spirituelle, mormons et autres. Une vision peu rassurante mais souvent très drôle de certaines dérives religieuses américaines.
Vendredi 24 mars 2006

18.30 Starfish Hotel
de John Williams
Dans sa petite vie en ligne droite - celle qui relie son appartement-clapier à son bureau-cage - Yuichi Arisu ne connaît qu’une seule échappatoire : les récits tortueux de Jo Kuroda, roi du roman à énigmes, avec lequel il plonge avidement dans le monde de Darkland. Un jour, sa femme Chisato, avec laquelle il n’entretenait plus que des rapports obliques, disparaît. Yuichi décide d’engager un détective privé, qui le met sur la piste du Wonderland, un bordel labyrinthique dont Chisato a elle-même dessiné l’architecture et où elle semble maintenant travailler.

20.30 2001 Maniacs
de Tim Sullivan
Tous les printemps, c’est la même transhumance. Les étudiants américains sont lâchés par troupeaux sur les routes. Poussés par les premiers soubresauts de leur libido et carburant à la canette qui mousse, ils partent s’accoupler dans l’insouciance, loin du regard de leurs parents. Cette partouze institutionnalisée a un nom : Spring Break. Mais pour Cory et ses potes, perdus sur les routes du Sud, leurs vacances vont avoir de méchants airs de chapeaux qui tournent, de banjos frénétiques et de Yeee-Hâââââ hurlés à tue-tête. Ils se retrouvent en effet coincés dans la charmante bourgade de Pleasant Valley, qui commémore justement son inimitable Guts & Glory, en l’honneur des soldats sudistes massacrés par les Yankees. Heureusement pour eux, le village est aussi pourvu de quelques beaux spécimens féminins, carrossés comme des figurantes de Sheriff, fais-moi peur. Et pourtant, il semblerait que la fête ne risque pas de tourner à leur avantage : les habitants du coin n’ont apparemment pas encore tout à fait digéré leur défaite lors de la Guerre de Sécession.

23.00 MOH 3: Dance In The Dead
de Tobe Hooper
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Suite à un holocauste nucléaire, le monde est en proie à une maladie qui transforme la plupart des individus en zombies. Peggy tente d'échapper à sa mère hyper-protectrice et accepte de suivre Jak, qui lui promet de l'emmener au Doom Room. Là elle découvrira la terrible réalité du monde et apprendra ce qui est arrivé à sa soeur disparue.

00.00 MOH 6: Homecoming
de Joe Dante
lire la critique Par Alain Lorfèvre
Si son métier ne consistait justement pas à couvrir l'espace médiatique pour barrer la route à toute voix discordante, David Murch se serait dit qu'il aurait mieux fait de la fermer. Depuis que - pour répondre à une mère de famille qui lui demandait ce qu'il ferait pour son fils mort en Irak - il a souhaité que tous les soldats tombés au front puissent revenir afin de voter, les morts quittent chacun leur tombe. Il faudra bien trouver un moyen de ne pas comptabiliser ces voix. Et si on les envoyait en Floride ?

01.00 MOH 7: Deer Woman
de John Landis
Retiré des affaires humaines, l'inspecteur Dwight Faraday s'est spécialisé dans les litiges animaliers. Quand on commence à découvrir des corps atrocement piétinés par ce qui semble être un cerf, c'est à lui qu'on fait appel. Mais, au vu de la disposition du lieu des crimes et la violence des attaques, Faraday doute qu'un animal aussi pacifique puisse être à l'origine de ces meurtres.

02.00 MOH 5: Chocolate
de Mick Garris
Si la moitié de la jeunesse américaine s'habille en XXL, c'est un peu à Jamie qu'elle le doit ; lui dont le métier consiste à créer des saveurs artificielles pour l'industrie agro-alimentaire. Depuis quelque temps, Jamie vit une étrange expérience. Au cours de flashes de plus en plus fréquents, il est en contact sensoriel avec une femme: il entend, voit, touche, goûte et sent la même chose qu'elle. Finissant par la connaître 'de l'intérieur', il en tombe amoureux et cherche à la retrouver.

03.00 MOH 8: Cigarette Burns
de John Carpenter
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Kirby Sweetham, exploitant d'une petite salle spécialisée dans le film culte, s'est taillé une solide réputation dans le milieu des collectionneurs, grâce à sa faculté de retrouver la trace des copies les plus rares. Il reçoit la commande d'un collectionneur réputé, à la recherche d'un film perdu, qui n'a été projeté qu'une seule fois: La Fin Absolue du Monde. Et pour cause: la projection a causé une véritable folie meurtrière chez tous ceux qui l'ont vu.

04.00 MOH 4: Jenifer
de Dario Argento
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Juste avant que Frank, officier de police dans une petite ville sans histoire, ne le tue ; l'homme qui allait assassiner Jenifer l'avait prévenu: cette femme est diabolique et détruit quiconque l'approche. Malgré cela, pris de pitié pour cette jeune muette défigurée et sans défense, Frank décide de l'héberger. Mais, sous le visage ingrat, Jenifer cache un corps fait pour les choses de l'amour. Et elle ne se fait pas prier pour s'en servir.

05.00 MOH 1: Incident in and off a mountain road
de Don Coscarelli
Cette fois, Ellen a eu sa dose de machos bas du front. Elle vient de passer plusieurs années de sa vie avec Bruce, un redneck adepte de l'auto-défense, qui passait plus de temps à astiquer ses flingues qu'à lui faire la démonstration de sa virilité. Mais, avant de partir, Bruce lui a appris à se servir de quelques outils dont Ellen trouvera l'usage lors de sa rencontre avec Moonface.
 
18.30 Venus Drowning
de Andrew Parkinson
Dawn vient de se faire larguer par son homme. Et, à en croire les entailles qu’elle s’est faites aux poignets, elle ne l’a pas très bien pris. Après lui avoir prescrit des doses d’anti-dépresseurs à rendre fou de jalousie une star vieillissante, son psychiatre lui conseille d’aller se ressourcer dans un endroit où elle a vécu des moments heureux. Elle choisit donc de partir quelques semaines dans la maison de vacances familiale, au bord de la mer. Lors d’une balade sur la plage, elle découvre une sorte de gros chewing-gum vivant, qu’elle décide de recueillir. Brillante idée puisque, mise au chaud et nourrie aux fantasmes qui suintent de la maison, la chose se transforme en gros foetus baveux dont les sécrétions, une fois ingérées par Dawn, la transportent vers l’extase voire, avec un peu d’entraînement, l’orgasme.

20.30 I'm the angel of death
de Nicolas Winding Refn
En à peine quelques jours - passés à soigner sa fâcheuse habitude à sniffer son stock - Milo est passé de roi de la drogue de Copenhague à vieux ringard dépassé par les événements. Attendant une nouvelle livraison de coke, qu’il avait déjà vendu à la plupart des dealers de la ville, il reçoit une cargaison de pilules dont il ne sait pas trop quoi faire : des exctasy. Mohammed, l’un de ses hommes de mains, lui, sait très bien où écouler la nouvelle drogue et en profiter pour doubler son patron. Coincé entre ses dealers qu’il ne peut pas livrer et son fournisseur qu’il n’a pas les moyens de payer, Milo se donne une journée pour récupérer son stock et apprendre quelques bonnes vieilles méthodes artisanales à Mohammed.

22.30 School of the Holy Beast
de Norifumi Suzuki
Le Japon s'intéresse à la nunsploitation à la fin des années septante. Ce film est un petit bijou à la réalisation surprenante et très 70's. De jolies nonnes nippones se fouettent, servent d'esclaves sexuelles à un prêtre raspoutinien et se livrent à des débordements lesbiens. Jamais montré en 35mm en Europe avec copie restaurée, ce film au blasphème exotique ne laisse pas de marbre.

00.30 Wet Rope Confession
de Koyu Ohara
Tourné par une firme concurrente à celle du 'Couvent de la bête sacrée', ce film se préoccupe plus de surpasser son aîné par une surenchère sexuelle que par une réflexion autour de la mise en scène. Cet ovni inédit en Europe comporte une scène d'anthologie où une jeune novice déguisée en mouton est 'sacrifiée' à un riche businessman sur un autel. Si, si, vraiment!
Samedi 25 mars 2006

18.30 Minotaur
de Jonathan English
Même si elle provoque, aujourd’hui encore, des douleurs au fondement chez la plupart d’entre nous, la pratique de l’impôt s’est tout de même nettement démocratisée. 1400 ans avant J.C., par exemple, l’impôt n’était prélevé qu’une fois tous les 3 ans dans les contrées placées sous le règne de la Crète, mais il faisait bien plus mal : dans chaque village, 8 enfants étaient capturés et emmenés à Cnossos pour servir de repas au Minotaure. Theo, fils du chef de l’un de ces villages, est fou de douleur depuis que, 3 ans plus tôt, il a perdu Ffion, la femme qu’il convoitait. La prochaine levée arrivant, il se porte volontaire pour faire partie du tribut au demi-Dieu, en espérant bien fort de ne pas y retrouver sa Ffion éclatée comme une figue.

21.00 V for Vendetta
de James McTeigue
lire la critique Par Hubert Heyrendt
Dans une réalité alternative où les Nazis ont gagné la guerre et la Grand-Bretagne est dirigée par le fascisme, 'V' est un jeune garçon qui va organiser avec l'aide d'une jeune fille qu'il a sauvé des autoritées une guerrilla très violente contre le régime totalitaire qui règne sur l'Europe.
 
18.30 I'm the angel of death
de Nicolas Winding Refn
En à peine quelques jours - passés à soigner sa fâcheuse habitude à sniffer son stock - Milo est passé de roi de la drogue de Copenhague à vieux ringard dépassé par les événements. Attendant une nouvelle livraison de coke, qu’il avait déjà vendu à la plupart des dealers de la ville, il reçoit une cargaison de pilules dont il ne sait pas trop quoi faire : des exctasy. Mohammed, l’un de ses hommes de mains, lui, sait très bien où écouler la nouvelle drogue et en profiter pour doubler son patron. Coincé entre ses dealers qu’il ne peut pas livrer et son fournisseur qu’il n’a pas les moyens de payer, Milo se donne une journée pour récupérer son stock et apprendre quelques bonnes vieilles méthodes artisanales à Mohammed.

20.30 What is it ?
de Crispin Glover
Le titre du premier film de Crispin Glover est parfait. Non seulement parce qu’il décrit exactement l’état dans lequel il laisse son spectateur, celui d’une perplexité amusée, d’une étrangeté fascinée, d’une incompréhension flottante. Mais aussi parce qu’il décrit toute l’ironie qui plane sur ce film : sa volonté de ne rien expliquer tout en offrant tous les signes de la sur-signifiance. De quoi cela parle-t-il ? De pas grand chose en somme : d’un homme fasciné par le cri des escargots lors de leur mort, d’une sorte de demi-dieu (l’auteur) qui veille sur les destinées et les pensées de ses personnages, d’une femme-éléphant, d’un jeune homme qui tombe amoureux d’une femme dans un cimetière. Ou, en d’autres mots, de folie, de mort, de violence, de pouvoir et de sexe.

22.30 The Devils
de Ken Russell
La version Director's cut est une première internationale puisque montrée une seule fois au Royaume-Uni. Ken Russell nous honorera de sa présence pour cet évènement. Oliver Reed et Vanessa Redgrave interprètent ce film baroque sur l'affaire des nonnes de Loudun sous Richelieu d'après Aldous Huxley. Les décors de Derek Jarman firent date et ce film est le véritable initiateur de la Nunsploitation.